Écriture inclusive ou pas?

Je lis beaucoup, j’écris aussi énormément depuis quelques mois. Vous ne verrez ici qu’une petite partie de ma production. La plus légère, la moins pointue, celle qui touchera facilement le plus de monde.

Alors écriture inclusive ou pas? Je vais me fier à mes propres habitudes de lecture. L’écriture inclusive aurait tendance à me faire fuir, c’est pénible à lire et la plupart du temps je ne vais pas au bout du contenu même quand il est intéressant. C’est également épouvantable à taper. L’argument le plus important à mes yeux : c’est particulièrement difficile à lire pour les dyslexiques et les dysorthographiques, tout comme les textes justifiés (l’écart entre les mots varie d’une ligne à l’autre pour que les bords soient réguliers).

De plus je suis une littéraire, en français le masculin l’emporte et le neutre n’existe pas. Je fais bien assez de fautes toute seule pour massacrer délibérément la grammaire. Le reste de ma production doit correspondre à des standards où l’écriture inclusive n’a pas sa place. Après certains mots féminins ont disparus de la langue française. Et j’avoue que certains m’écorchent les oreilles plus que d’autres : autrice en tête. La langue française est complexe, un cheval, des chevaux, un chacal, des chacals. Étant dyslexique j’ai du apprendre par cœur énormément de mots pour apprendre à les écrire correctement. Donc voilà je préfère utiliser auteure à autrice, même si le second est historiquement préexistant, le premier est un néologisme québécois.

Si vous éprouvez des difficultés à lire, à cause de la typographie, des contrastes ou de la taille des lettres, je vous invite à me le signaler. Le blog est prévu pour être visionné sur de grands écrans, tablette ou ordinateur, à cause des photos.

Bien à vous Phoenix Pershing

2 commentaires sur “Écriture inclusive ou pas?

  1. Je n apprécie pas non plus mais le problème en français c est que les mots désignants sont rarement neutres. Certains mots n existent qu au féminin (au hasard par ex « une victime ») ou au masculin (« un bourreau ») 😉, ce qui oriente le lecteur vers une vision genrée du contenu du texte. Pour moi l écriture inclusive va permettre une redistribution des cartes des préconçus psychiques engendrés. Mais bon c est aussi agaçant à écrire qu à lire….

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    1. Je serais vigilante sur ces sujets là effectivement. Il est vrai que la linguistique me fascine. Il faudra trouver un équilibre entre le fond et la forme pour que les messages soient les plus clairs possibles.

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