Mission vide ordure

J’avoue, je n’ai pas avancé assez vite sur mes lectures personnelles pour écrire quoi que ce soit comme revue. Mais le confinement version deux reste l’occasion d’être critique et cynique deux minutes… Le blog se dote donc d’une catégorie billet d’humeur et d’une seconde sous catégorie Chroniques épidémiques. Car entre le temps présent et l’histoire il y a de quoi écrire sur le sujet à l’année…

Lundi 2 novembre : 8h30 le chantier de condamnation des vides ordures est maintenu. Au vue des nuisances olfactives que cette installation dégage désormais à l’année dans nos cuisines je suis ravie que l’intervention ait malgré tout lieu. De plus je suis la première de la liste. L’ouvrier n’a pas encore visité la vingtaine de logement prévue pour la journée. Sur le papier, la prise de risque est limitée, le bénéfice olfactif énorme, j’ouvre donc ma porte, la mine réjouie, un masque sur le nez.

Le technicien entre, vérifie la disposition de la cuisine, pose une bâche pour protéger le pallier et ma moquette. La porte d’entrée reste ouverte, je surveille vaguement du coin de l’œil et écoute attentivement ce qui se passe. Jusque là tout va bien…

Il ressort, il a peut être oublié un outil dans le camion, allez savoir. Un second ouvrier arrive pour démonter la pelle et ensuite on entre dans la quatrième dimension. Mon appartement se transforme en hall de gare. Un troisième pose une plaque de plâtre, un quatrième la scelle, un cinquième fait l’enduit, le premier revient retirer les bâches et me fait signer le bordereau de travaux. Nous en sommes donc à cinq ouvriers et une dizaine d’aller retour. Je comprends l’intérêt du travail à la chaîne, cela reste déraisonnable au regard des conditions sanitaires mais je tiens vraiment à me débarrasser des odeurs donc je me tais et grimace derrière mon masque…

Pendant que les travaux se déroulent, confinement oblige, mes voisins sont en télétravail. Les quatre logements sont ouverts, rapidement leurs occupants sortent tous les trois sur le palier pour papoter avec le gardien, son épouse et au moins un des membres du conseil syndical. L’homme vit dans un autre bâtiment. Au cumulé ils se sont retrouvés à onze sur le pallier, les ouvriers faisant la navette entre les logements.

Pour celles et ceux qui auraient encore des doutes, les débats concernant le Covid dans le monde réel sont de la qualité de ceux que l’on peut voir dans les commentaires Facebook, les insultes en moins… Il était trop tôt pour les noms d’oiseaux.

Tout le monde était masqué, donc à minima respectueux des consignes et pourtant personne ne s’est interrogé sur la nécessité de cet attroupement. OK les gens s’ennuient, mais ce n’était que le quatrième jour de confinement… Je suis curieuse de voir l’étendue du carnage à l’issue des cinq semaines…

May the force be with us !

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