Et l’évolution créa la femme, Pascal Pick

Le document à transmettre pour les générations futures.

J’ai lu Aristote (-384 ;-322) et je ne peux m’empêcher de sourire en repensant à ses écrits concernant les différences entre les genres, entre l’être humain et les animaux. Je constate avec bonheur que nous revenons de très loin sans pour autant être au bout du voyage.

Je vois quotidiennement à la télévision mais pas uniquement les violences faites aux femmes. Mariages forcés, violences conjugales, mutilations sexuelles sur des fillettes, viols, cela arrive aussi ici en France, sous nos fenêtres, devant nos yeux.

J’ai vu des initiatives fleurir un peu partout ici et dans le monde, des hommes unirent leurs voix aux nôtres pour l’égalité des droits indépendamment du genre. Je pourrais être optimiste et penser que l’avenir nous sera plus doux. Mais j’ai assisté à des reculs dramatiques sur des droits qui auraient dû nous être acquis.

Je suis citoyenne d’un monde où mon genre fait de moi un humain de seconde zone. Je vis dans le pays des droits de l’Homme, et pourtant on s’attachera à savoir si ma tenue ou mon comportement pourrait excuser, pire justifier la violence de l’autre.

Je ne saurais dire ce que le futur vous réserve. Mais si à l’échelle de l’humanité votre avenir semble rayonnant, ces vingt dernières années, me font constater que demain est incertain.

J’ai glissé dans la capsule un ouvrage paru il y a quelques semaines « Et l’évolution créa la femme » écrit par Pascal Pick. L’auteur est un paléoanthropologue qui fait le triste constat que les hommes sont les mâles les plus coercitifs envers leurs femelles, et les seuls mammifères qui poussent la coercition jusqu’à la mort de manière récurrente. Dans cet essai, il reprend les dernières découvertes scientifiques dans des domaines aussi variés que l’étude de la sociologie des grands singes, que la génétique ou la psychologie. Il démonte scientifiquement et méthodiquement les arguments qui spécifient que la violence envers les femmes est une question de nature, et donc une fatalité évolutive avec laquelle il faudrait composer. Sa conclusion est sans appel : « les causes principales du malheur des femmes sont d’ordre culturel. Le pire ennemi de la femme, c’est l’homme. » p17.

J’espère qu’il vous semblera ubuesque que de tels concepts aient nécessité un ouvrage universitaire, et que à l’instar des écrits d’Aristote, ce livre vous aura fait constater avec plaisir tout le chemin parcouru.

Bien à vous

Décembre 2020

Initialement c’était un exercice d‘écriture, 400 mots pour convaincre, 400 mots pour que le livre que j’ai choisi soit placé dans une capsule temporelle pour les générations futures.

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